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Appel à contributions : Engagement et Contemplation
HAS Magazine
Humanities, Arts and Society
HAS Magazine lance un appel à contributions pour son quatrième numéro à paraitre en Novembre 2021.

La Revue HAS – Humanities, Arts and Society – lance un appel à contributions pour son quatrième numéro à paraître en novembre 2021.

Depuis sa création en juin 2020, la revue a pour objectif de décrypter les enjeux actuels, à l’échelle mondiale, par le biais des sciences humaines et des arts. Elle offre un espace d’expression aux initiatives les plus créatives, éclairantes, imaginatives et pertinentes sur le plan social toujours par le prisme de la créativité.

Notre intention n’est pas seulement de rendre compte de travaux existants ou de présenter des propositions artistiques, mais de contribuer au progrès par des échanges culturels et des collaborations multidisciplinaires. Information, éducation, créativité, communication, pensée critique seront ici réunies pour créer un tremplin vers un changement positif dans la société – à l’échelle locale et mondiale. Pour cela, nous proposerons à des lecteurs curieux les contributions de chercheurs et de spécialistes passionnés, désireux de relever les défis actuels en proposant des idées ou des actions à mener en même temps qu’ils démontrent comment les sciences humaines et les arts en collaborant ensemble peuvent avoir un impact sur

la société.

La revue HAS est une initiative du projet Humanities, Arts and Society avec UNESCO-MOST, le Conseil international de la philosophie et des sciences humaines, Mémoire de l’Avenir et Global Chinese Arts & Culture Society.

La revue propose les contributions d’universitaires, de chercheurs, de critiques, d’artistes, mais également celles de toute personne sensible aux objectifs de HAS et souhaitant s’impliquer. HAS n’est pas une publication académique et les textes doivent être vulgarisés afin d’être accessibles aux non-experts. La revue, afin d’être accessible au plus grand nombre, est gratuite et disponible à télécharger en ligne en français, en anglais et en chinois. De fait, en tant que publication à but non lucratif, elle ne peut pas proposer de rémunération aux contributeurs.

Les textes publiés comprennent des articles scientifiques, essais, critiques, entretiens, mais également des projets artistiques et des reportages vidéo et photos. Le comité éditorial est constitué de membres d’UNESCO-MOST, du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines et de Mémoire de l’Avenir.

Les contenus biaisés ou discriminatoires ne seront pas acceptés. Les contenus promotionnels ou commerciaux doivent être évités.

Le quatrième numéro a pour thématique Contemplation et Engagement : deux éléments du Care. Nous souhaitons examiner ce sujet via une perspective multi et transdisciplinaire incluant – liste non exhaustive : la philosophie, l’histoire, l’anthropologie, l’archéologie, la littérature, la sociologie, l’économie, les sciences politiques, la linguistique, l’archéologie, l’esthétique, l’éthique.

© Timon Studler

Plus d’informations sur le thème

L’engagement est une attention particulière portée à la vie : appel immédiat à agir, invitation à aider et encourager ou encore à soulager la détresse des autres. Il se nourrit d’une conscience accrue de soi et de ses capacités à discerner ce qui est juste, et à œuvrer. En cela, il s’agit une obligation morale héritée de la modernité. L’engagement demande donc de prendre ses responsabilités en tant qu’être humain. Il renvoie au care, marqué par une implication directe et une mise en pratique.

La contemplation est une posture d’observation attentive de l’existence. Il s’agit d’une approche basée sur l’observation et l’attention portées à l’altérité, aux identités et à leurs contradictions, ainsi qu’à nos environnements. La contemplation provient de l’introspection, laissant une place au doute et à l’acceptation de ses propres limites, sans formuler de jugement. La contemplation est un engagement précautionneux, guidé par un scepticisme raisonnable à l’égard du futur. Elle inclut réflexion et care.

Souvent considérées comme opposées dans les débats philosophiques et religieux, les notions d’engagement et de contemplation portent en elles les germes des contradictions de la nature humaine. Si l’engagement a par exemple rendu possible la condamnation de l’esclavage et de l’holocauste, il a aussi eu pour conséquence la destruction violente de vies humaines et de traditions au nom de certains idéaux. La contemplation, quant à elle, représente une aspiration à un état d’enchantement, de grâce et de créativité, mais peut tout aussi bien mener à l’indifférence, à l’apathie ou au déni de l’altérité.

Doit-on, dès lors, privilégier la contemplation ou l’engagement ? Dans le passé, certaines sociétés ont favorisé les vertus de la contemplation, ce qui avait pour effet de perpétuer des inégalités. Ce phénomène a engendré la tendance, au cours des derniers siècles, à privilégier l’engagement ou l’action sans préalable, ce qui a généré une grande partie des dilemmes contemporains, particulièrement en matière de développement durable. Tandis que la contemplation semble insuffisante face aux catastrophes, la différence entre bienveillance et condescendance est à questionner dans la notion d’engagement. Pourtant, en un sens, la contemplation est une invitation à l’engagement ; car ces deux éléments influencent fortement la perception du concept du care. Cependant, selon les systèmes dans lequel il évolue et les perspectives et intérêts des acteurs qui y sont impliqués, ce dernier peut tout aussi bien avoir des conséquences positives ou négatives.

Ces débats trouvent un écho dans les disciplines artistiques, qui se placent à la croisée des domaines de l’éthique et de l’esthétique. Cependant, la plupart d’entre nous ne considèrent pas ces valeurs essentielles à l’étude de l’histoire des arts et des cultures. Pourtant, les sciences humaines et les arts ont un rôle important à jouer aujourd’hui, en offrant un point de vue différent sur l’état du monde. Pour imaginer des réponses durables aux enjeux contemporains, nous avons besoin d’approches transdisciplinaires, à la fois critiques et philosophiques.

Aussi le concept du care se révèle-t-il crucial pour faire face aux défis auxquels nos sociétés sont confrontées aux niveaux local et global, tels que le changement climatique, la dégradation de l’environnement, le vieillissement des populations, l’égalité des genres, l’éducation, et la pauvreté, etc. Le care nous oblige à reconsidérer nos relations d’interdépendance, à regarder simultanément vers l’intérieur et vers l’extérieur. En philosophie, l’éthique du care propose de centrer l’action morale sur les individus et les relations interpersonnelles. Le care place donc l’interdépendance avant la logique de compétition et de domination, qu’elle soit culturelle, personnelle ou vis à vis de la nature.

Les questions peuvent inclure : Comment pouvons-nous aborder le concept du care dans nos sociétés, en prenant en compte sa conception actuelle et son évolution ? Comment le care s’exprime-t-il à l’ère de l’individualisme mondialisé ? Le care fait-il partie d’une relation organique et interdépendante ? Quels différents aspects le care revêt-il aujourd’hui ? Comment peut-on le revaloriser dans nos pratiques quotidiennes ? Quelles relations de care existent aujourd’hui dans nos sociétés, de l’échelle locale à l’échelle globale? Comment pouvons-nous prendre soin de notre patrimoine culturel matériel et immatériel ? De quelle manière le care et les relations de soins sont-elles genrées ? Comment pouvons-nous donner de la valeur et du capital social au care ? Comment les sciences humaines peuvent-elles contribuer à l’élaboration de perceptions plus inclusives et plus justes du care?

Conditions générales

Les contributions peuvent être envoyées en français ou en anglais. Le langage doit être vulgarisé et accessible au grand public.

Les contributions peuvent compter – jusqu’à 3000 mots et entre 3 et 8 images – minimum 300dpi (jpeg)

Les contributions peuvent aussi se présenter sous format vidéo (format MP4) ou sonore (format mp3).

Les citations et références académiques doivent être soumis en Chicago-style

Il relève de la responsabilité de l’auteur d’obtenir toutes les permissions nécessaires concernant les matériaux soumis.

Les propositions devront être accompagnées d’une biographie (100 mots) et d’un un abstract (100 mots) à envoyer à  l’adresse suivante :

magazine@humanitiesartsandsociety.org

via Wetransfer ou autre plateforme de transfer de fichier

Pour plus d’information, contactez contact@humanitiesartsandsociety.org

Date limite d’envoi des contributions : 8 juillet, 2021 minuit, heure de Paris.

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03
Vérité et Croyance
JUIN 2021
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