/ HAS MAGAZINE
Notre Problème Fondamental : Une révolution pour la philosophie et pour le monde
Nicholas Maxwell
Centre d'études des Sciences et de la Technologie, University College London
Comment est ce que notre monde humain peut exister et s'épanouir au mieux, intégré comme il l'est dans l'univers physique ? Voilà, selon Nicholas Maxwell, notre Problème Fondamental, qui englobe tous les autres problèmes de pensée et de vie. Pour rendre justice à ce problème, nous avons besoin d'une révolution dans la philosophie, l'éducation, la science et la recherche universitaire.

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Comment notre monde humain – ce monde dont nous faisons l’expérience et dans lequel nous vivons – peut-il exister et prospérer au mieux, imbriqué tel qu’il l’est dans l’univers physique ? Voilà Notre Problème Fondamental. Il renferme tous les autres problèmes de la science, de la pensée et de la vie.

La tâche propre à la philosophie est celle d’essayer de faire avancer nos hypothèses au sujet des façons dont nous pouvons commencer à résoudre certains aspects de Notre Problème Fondamental et d’encourager chacun à penser ce problème de manière inventive et critique. Nous devons placer le problème au centre de nos réflexions afin que nos meilleures idées sur le sujet puissent interagir fructueusement, dans les deux sens, avec nos tentatives de résoudre d’autres problèmes, plus spécifiques et encore plus importants, de la pensée et de la vie. Pratiquée de la sorte, la philosophie aurait des répercussions fructueuses sur les sciences, l’université, l’éducation, la vie, autrement dit sur le destin du monde.

Si tout est constitué de particules physiques élémentaires, d’électrons et de quarks interagissant selon des lois physiques précises, qu’en est-il du monde que nous expérimentons – des couleurs, sons, odeurs et qualités tactiles des choses qui nous entourent ? Qu’en est-il de nos expériences intérieures ? Comment peut-on être dotés de libre-arbitre et être tenus responsables de ce que l’on fait si tout dans ce monde, jusqu’à nos corps et cerveaux, est régi par les lois de la physique ? Comment attribuer de la valeur à quoi que ce soit dans l’univers si tout n’y est finalement que réaction physique ?  Voilà quelques questions qui relèvent de Notre Problème Fondamental.

Ces questions émergent à partir d’une fissure dans la manière dont nous pensons le monde. A bien des égards, notre pensée scientifique de l’univers physique entre en conflit avec notre pensée sur notre monde humain. L’objectif est alors de découvrir comment nous pouvons adapter nos idées concernant l’univers physique et notre monde humain afin de dénouer les conflits qui les opposent, de manière à ce que justice soit rendue à ce que la science nous apprend sur l’univers tout comme à tout ce que nous valorisons dans notre monde humain – le miracle de notre vie ici sur Terre, ainsi que ses tourments et ses tragédies.

Nous pouvons voir l’œuvre de René Descartes comme une tentative de résoudre Notre Problème Fondamental avec sa doctrine que nous connaissons désormais sous le nom de « dualisme cartésien ». Selon ce point de vue, les lois de la physique pourront un jour décrire, prédire et expliquer tout ce qui existe dans le monde matériel. Tout ce que la physique ne prédit pas, et ne le peut pas – les couleurs, les sons, les odeurs et les qualités tactiles des choses que nous éprouvons ainsi que nos sensations intérieures, nos émotions, nos projections et nos pensées conscientes – n’ont aucune existence dans l’univers physique. Elles existent dans une toute autre sphère, celle de l’Esprit. Selon Descartes, l’Esprit est relié à l’univers physique au moyen de notre cerveau. Il existe donc deux sphères distinctes – l’univers physique et l’Esprit.

La doctrine du dualisme cartésien, lorsqu’elle est opérante, résout bien Notre Problème Fondamental mais vient en créer un nouveau en contrepartie – le problème de la relation entre l’Esprit cartésien et le cerveau. Si ce que stipule le dualisme cartésien est vrai, alors pratiquement tout ce que nous croyons vraisemblablement percevoir n’existe pas en réalité. Nos perceptions sont toujours illusoires ; les couleurs, les sons, les odeurs et les qualités tactiles de choses que nous expérimentons n’ayant aucune existence dans le monde extérieur. Tout réside dans notre Esprit conscient cartésien. Pourtant, certains aspects de ce que nous percevons doivent bien exister – la taille et la forme des choses, dans notre perception visuelle par exemple. Mais si cela est vrai, alors les processus physiques qui s’accomplissent dans nos cerveaux doivent amener la production d’expériences visuelles dans nos Esprits conscients. En d’autres termes, il doit exister un lien de causalité entre le cerveau physique et l’Esprit. De plus, si nous partons du principe que le libre arbitre existe, nous devons donc admettre que toute décision d’agir – qui est donc un évènement mental se produisant dans l’Esprit cartésien – entraîne forcément un processus physique dans notre cerveau qui à son tour amène notre corps à exécuter l’ordre donné. L’esprit cartésien interagit donc nécessairement avec l’univers physique. Dans nos têtes se produiraient donc des poltergeist en continu– une version miniature des poltergeist que nous voyons dans les films d’horreur où des meubles se déplacent dans les airs par la simple puissance mentale d’un adolescent perturbé.

Ainsi, bien que le dualisme cartésien propose une solution à notre Problème Fondamental, il le fait en créant un problème nouveau et tout aussi sérieux. L’impact du dualisme cartésien se défini donc par la transformation de Notre Problème Fondamental – un problème immense qui englobe tous les autres problèmes de la pensée et de la vie – en un nouveau problème, plus petit, plus spécifique mais tout aussi profond, qui est celui de déterminer la façon dont l’Esprit Cartésien est relié au cerveau physique.

La plupart des philosophes ayant succédé à Descartes ont rejeté le dualisme cartésien, mais il s’est produit par la suite une chose extraordinaire. Au lieu de revenir au problème original que le dualisme cartésien s’était proposé de résoudre, John Locke, George Berkeley, David Hume, Immanuel Kant, et de nombreux philosophes lui ayant succédé ont continué à batailler avec les problèmes amenés par le dualisme cartésien alors même qu’ils rejetaient la doctrine ayant initialement formuler ces problèmes. Ces philosophes n’ont pas su revenir au problème face auquel le dualisme cartésien avait échoué, c’est-à-dire Notre Problème Fondamental. Pire encore, les doctrines développées par ces philosophes ont rendu impossible le fait même de pouvoir formuler Notre Problème Fondamental. Pour pouvoir le formuler, il est nécessaire de spécifier en termes généraux ce que les lois de la physique nous disent de l’univers – que celui-ci existe entièrement indépendamment de nous, qu’il est fait de particules élémentaires aux propriétés strictement physiques, telles que la masse et la charge électrique, qui interagissent selon des lois précises. Berkeley rejette la possibilité d’un tel univers physique. Hume et Kant quant à eux (influencés par le dualisme cartésien), ne rejettent pas l’existence d’une réalité physique mais nient notre capacité à en avoir une quelconque connaissance puisque, selon eux, nous n’en faisons pas l’expérience. C’est un point de vue que de nombreux philosophes et même physiciens postérieurs à Hume et Kant ont maintenus.

Ces évolutions ont été désastreuses pour la tradition philosophique.1 Elles ont eu pour conséquence de faire perdre de vue à la philosophie son devoir principal, à savoir celui de garder vivante une pensée inventive et critique – c’est-à-dire rationnelle – sur Notre Problème Fondamental et sur les façons dont il interagit avec des problèmes plus spécifiques relevant des champs des sciences, de la pensée et de la vie. Au lieu de cela, la philosophie ne s’est préoccupée que de questions très spécifiques générées par le dualisme cartésien, alors même que le dualisme cartésien avait été rejeté. Tout cela a entraîné une banalisation affligeante de la philosophie académique qui s’est ainsi perdue dans un lacis de résolutions d’énigmes ésotériques qui semblent ne rien avoir à apporter au-delà de la sphère de la philosophie, que ce soit dans les sciences, la politique ou la vie.2

Dans un ouvrage publié récemment et intitulé Notre Problème Fondamental 3, j’avance qu’il est impératif que la philosophie revienne à ce qui aurait dû rester sa première préoccupation – celle de garder vivante une pensée rationnelle au sujet de Notre Problème Fondamental et les façons dont celui-ci interagit avec les questions plus spécifiques des sciences, de la pensée et de la vie. Notre Problème Fondamental émerge du fait que ces deux grands continents de la pensée – à savoir notre pensée scientifique de l’univers et la façon dont nous pensons le monde que nous expérimentons et habitons – entrent en conflit. Il est incontestable que le moindre ajustement amené à notre compréhension de ce que nous dit la science sur l’univers ou à ce que nous tenons pour être l’essence et la valeur de notre monde humain présenterait potentiellement d’importantes répercussions dans les domaines extérieurs à la philosophie comme ceux des sciences, de la pensée et de la vie. Partant de là, l’ouvrage esquisse certaines idées révolutionnaires qui propose d’explorer et de tenter de résoudre au moins certains aspects de Notre Problème Fondamental.

Dans un premier lieu j’appelle à une révolution de la philosophie et de l’éducation en faisant émerger une nouvelle forme de philosophie, que je nomme Fondamentalisme Critique. Cette philosophie prend Notre Problème Fondamental à bras le corps et ce faisant, cherche à résoudre la fissure fondamentale qui sépare la façon dont nous pensons l’univers et la façon dont nous nous pensons nous-mêmes, de manière à ce que cette résolution ait une incidence vertueuse sur la pensée et sur la vie. Le Fondamentalisme Critique se donne le devoir de garantir que Notre Problème Fondamental ait une place centrale dans l’éducation. Les enfants devraient avoir l’opportunité de se confronter et de réfléchir à cette question dès l’école. Chaque université devrait proposer un séminaire auquel toute l’université est conviée et qui serait entièrement consacré à l’exploration critique et inventive de Notre Problème Fondamental et aux façons dont il interagit avec les problèmes plus spécifiques et particuliers de la vie et de la pensée. Un tel séminaire est indispensable afin de contrecarrer la spécialisation à outrance et d’explorer les façons dont les universités pourraient contribuer plus à la résolution des problèmes les plus pressants de l’humanité, comme par exemple celui de la crise écologique.4

En  second lieu, j’appelle à une révolution au sein de ce que nous croyons savoir de ce que nous dit la science physique sur le monde. Cette révolution s’intéresse non pas à tous les aspects du tout, mais uniquement à un aspect très spécifique du tout – à savoir l’aspect qui détermine, peut-être en termes de probabilité, comment les évènements évoluent avec le temps. La science physique se préoccupe exclusivement de ce que nous pourrions nommer l’efficacité causale des choses. Une fois que nous reconnaissons cela, il devient clair que le silence des sciences physiques au sujet des autres aspects du réel – tel que le vécu expérientiel – ne suffisent pas à affirmer que ces autres aspects n’existent pas.5

En troisième lieu, j’appelle à une révolution de toute notre conception de la science, et du type de science auquel nous devrions tendre. La science ne cherche pas uniquement la vérité. Elle cherche en réalité la vérité présupposée être unifiée ou explicative – en d’autres termes, la vérité explicative. Plus largement, elle cherche la vérité qui d’une façon ou d’une autre présente une valeur utile. En outre, la science cherche la vérité utile afin que, dans l’idéal, les gens puissent s’en servir pour enrichir leurs vies. Il y des présupposés hautement problématiques concernant la politique, la métaphysique et la notion de valeurs qui sont inhérents aux objectifs de la science. Si par science nous entendons se mettre au service des intérêts de l’humanité, alors il est vital que le projet scientifique corrige ces objectifs problématiques comme il se doit, c’est-à-dire avec le concours de scientifiques et de non-scientifiques. Nous devons adopter et instaurer une nouvelle conception de la science qui reconnaisse que la science et la philosophie doivent fusionner afin de pouvoir enfin former une version moderne de la philosophie naturelle.6

En quatrième lieu, j’appelle à une révolution de la biologie, particulièrement de la théorie de l’évolution de Darwin, afin que cette théorie rende mieux justice à nos efforts de comprendre comment la vie de valeur a évolué. Selon cette perspective, les actions intentionnelles de toute chose vivante influent sur le cours de l’évolution. Ainsi, un changement d’environnement ou d’alimentation chez un animal peut avoir un impact sur ce qui a ou non une valeur de survie et donc sur le cours de l’évolution qui en découle. L’étirement de la proto-girafe qui tente d’atteindre des feuilles se trouvant tout en haut des arbres n’est pas la cause de l’allongement des cous des enfants mais en constitue cependant un facteur essentiel. Si la proto-girafe ne faisait pas cet effort pour atteindre les feuilles tout en haut des arbres, les mutations amenant des cous allongés, une fois apparues, n’auraient eu aucune valeur en termes de survie et n’auraient donc pas persisté. Nous devons interpréter la théorie darwinienne non pas comme la théorie d’une nature intentionnellement éliminatrice mais plutôt comme une théorie expliquant comment et pourquoi l’intentionnalité a évolué jusqu’à se manifester dans la multitude de formes du vivant que nous connaissons, les actions intentionnelles des choses vivantes affectant elles-mêmes les chemins que prend l’évolution. Les mécanismes darwiniens de l’évolution eux-mêmes évoluent au fur et à mesure que l’évolution suit son cours !7

En cinquième lieu, j’appelle à une révolution dans les sciences sociales qui, lorsque pratiquées correctement, ne sont pas des sciences. Leur devoir principal est de promouvoir la résolution coopérative et rationnelle des conflits et problèmes qui touchent au fait de vivre dans un monde social. Leur revient par ailleurs la tâche de découvrir comment nous pouvons incorporer des méthodes progressives – tirées des méthodes des sciences naturelles (comme doivent-elles être conçues)- dans la vie sociale ainsi que dans toutes les autres sphères sociales de notre monde – gouvernementale, industrielle, économique–afin de favoriser un progrès social vers un monde plus éclairci, semblable au progrès des savoirs atteint par la science. Le questionnement social paraît alors plus proche d’une méthodologie ou d’une philosophie sociale que d’une science sociale.8

En sixième lieu, j’appelle à une révolution plus générale au sein de la pensée académique dans son ensemble. Nous avons besoin d’une nouvelle forme d’entreprise académique, conçue rationnellement et dévouée à soutenir nos efforts pour la résolution des problèmes sérieux et conflits globaux auxquels nous faisons face actuellement – à savoir, la destruction des écosystèmes, la perte de la biodiversité, l’extinction des espèces, la menace du nucléaire, le caractère mortel des guerres modernes, l’inégalité consternante, la pollution des sols, des océans et de l’air, et l’imminente catastrophe du réchauffement climatique. Ces problèmes sont en partie apparus à cause de l’évidente irrationalité structurelle de nos institutions éducatives qui s’intéressent plus à la poursuite des connaissances qu’à leur tâche véritable qui est d’aider l’humanité à résoudre les conflits et problèmes de la vie de façon de plus en plus rationnelle et coopérative, afin d’avancer vers un monde meilleur.9

En septième et dernier lieu, une révolution sociale majeure pourrait progressivement émerger si l’humanité a l’intelligence de développer ce qui lui manque si cruellement, à savoir une pensée académique rationnellement dévouée à nous faire progresser vers un monde meilleur, plus vertueux et plus civilisé.10

La philosophie académique, qu’elle soit dite continentale ou analytique, n’est pas connue pour avoir apporté de vastes contributions aux domaines autres de la pensée et de la vie. Qu’est-ce qui fait que le Fondamentalisme Critique aie de telles incidences révolutionnaires dans les domaines des sciences, de la réflexion académique, et dans notre capacité à résoudre les problématiques globales qui menacent notre future ? La réponse est que le Fondamentalisme Critique, contrairement à la philosophie académique telle qu’elle existe dans la plupart des universités aujourd’hui, donne la priorité absolue à Notre Problème Fondamental – à savoir, comment notre monde humain peut-il exister et prospérer au mieux, imbriqué tel qu’il l’est dans l’univers physique ? – et se propose de résoudre certains aspects de ce problème avec une honnêteté indéfectible, intégrant les questions plus spécifiques des sciences, de l’académisme et de la vie en tant que partie constituante de Notre Problème Fondamental. Selon le Fondamentalisme Critique de la philosophie, lorsqu’elle est pratiquée correctement, est un élément essentiel de la science, de l’académisme, de la politique et de la vie. Son objectif est de nous aider à découvrir comment valoriser et chérir au mieux les aspects les plus précieux du monde réel.

Notes

1 Pour un rapport plus détaillé sur la banalisation de la philosophie depuis Descartes, voir Maxwell (2020, en particulier l’annexe). Voir aussi Maxwell (2017a, en particulier les chapitres 3 et 4; 2019b).

2 Les philosophes eux-mêmes se plaignent de la trivialité de la philosophie académique contemporaine. Dans un article paru récemment, Daniel Kaufman déclare ainsi que « le déclin de la philosophie académique est en cours » et explique que « Daniel Dennett à récemment dit qu’une “grande partie de la philosophie ne méritait pas vraiment de place dans le monde” et qu’elle était devenue “un jeu d’habilité complaisant, un gouffre qui ne traite d’aucun problème présentant de véritable intérêt.” Jerry Fodor, lui, se demandait pourquoi “personne ne lit de philosophie” et ne pouvait pas “s’empêcher de penser que quelque chose avait mal tourné”. L’année dernière encore, Susan Haack est allée jusqu’à publier un article intitulé La Vraie Question : La philosophie peut-elle être sauvée ? Elle n’est pas très optimiste. » (Kaufman 2019). Dans un article paru récemment, William Lycan, avance qu’il n’y a aucune contribution qui ait été faite récemment à la philosophie qui puisse être reconnue comme étant de réelle importance : voir Lycan (2019).

3  Maxwell (2020). 

 4 Voir Maxwell (2020, ch. 9; 2021).

 5 Voir Maxwell (2020, ch. 3). Voir aussi Maxwell (2019a, ch. 1).

 6 Voir Maxwell (2020, ch. 4). Voir aussi Maxwell (2017a; 2017b).

 7 Maxwell (2020, ch. 6).

 8 Maxwell (2020, ch. 7).

 9 Maxwell (2020, ch. 7). Voir aussi Maxwell (1984; 2014; 2019c).

  10 Voir note 9.

Références

Kaufman, Daniel. “The Decline & Rebirth of Philosophy.” Philosophy Now 130, Feb/March 2019. See: https://philosophynow.org/issues/130/The_Decline_and_Rebirth_of_Philosophy.

Lycan, William G. “Permanent Contributions in Philosophy,” in Metaphilosophy 50, No. 3, 2019, 199-211.

Maxwell, Nicholas. From Knowledge to Wisdom: A Revolution for Science and the Humanities, 2nd edition, 2007, revised and enlarged, London: Pentire Press, 1984. See: https://philpapers.org/archive/MAXFKT-2.pdf.

Maxwell, Nicholas. How Universities Can Help Create a Wiser World: The Urgent Need for an Academic Revolution, Exeter: Imprint Academic, 2014.

Maxwell, Nicholas. In Praise of Natural Philosophy: A Revolution for Thought and Life, : Montreal: McGill-Queen’s University Press, 2017a.

Maxwell, Nicholas. Understanding Scientific Progress: Aim-Oriented Empiricism, St. Paul, MN: Paragon House, 2017b.

Maxwell, Nicholas. The Metaphysics of Science and Aim-Oriented Empiricism: A Revolution for Science and Philosophy, Springer, Switzerland: Synthese Library, 2019a.

Maxwell, Nicholas. 2019 “Natural philosophy redux”, in Aeon May 13, 2019b. See: https://aeon.co/essays/bring- back-science-and-philosophy-as-natural-philosophy

Maxwell, Nicholas. “How Wisdom Can Help Solve Global Problems,” in Sternberg, Robert J., Nusbaum, Howard, Glueck, Judith (eds.), Applying wisdom to contemporary world problems, London: Palgrave Macmillan, 2019c, 337-380.

Maxwell, Nicholas. Our Fundamental Problem: A Revolutionary Approach to Philosophy, Montreal: McGill-Queens University Press, 2020. See: https://www.mqup.ca/our- fundamental-problem-products-9780228001522.php

Maxwell, Nicholas.  The World Crisis – And What To Do About It: A Revolution for Thought and Life, Singapore: World Scientific, April 2021.

Nicholas Maxwell est un maitre de conférence émérite en histoire et philosophie des sciences à la University College of London, au Royaume-Uni. En 2003, il a fondé Friends of Wisdom, un groupe international de personnes favorables à l’idée que la recherche universitaire devrait aider l’humanité à acquérir plus de sagesse par des moyens rationnels. Il a publié quinze livres exposant les différents aspects de l’argument en faveur d’une révolution intellectuelle de la connaissance à la sagesse, et a contribué à plus de trente autres livres. Il a publié plus de quatre-vingts articles dans des revues scientifiques et philosophiques sur des problèmes allant de la conscience, du libre arbitre, de la valeur et de l’art à la rationalité de la science, la simplicité, le réalisme scientifique, l’explication, le temps et la théorie quantique.

Roni Ben Ari (née à Ramat Gan, Israël) a commencé sa carrière en tant que journaliste , d’abord pour la radio Israel Broadcast Authority à Tel-Aviv, puis en tant que reporter et productrice de télévision pour la Second Authority News Station, où elle a réalisé des reportages sur des sujets sociétaux notamment autour de la vie en maisons de retraite ou en centres de détention. Elle travaille depuis 1998 comme artiste, ses photographies et vidéos ont fait l’objet de 35 expositions dans plus de 15 villes internationales, dont “Markers 8” à la 54e Biennale de Venise (2011) ; “Transmission Body” à DOCUMENTA, Kassel, Allemagne (2012) ; et “Woven Consciousness” au Musée Eretz Israel, Tel Aviv (2014). “Tout au long de ma carrière je me plongeais très profondément dans un sujet particulier dont personne n’essayait de s’approcher, même de loin.”RBA

DRAWING STONES PROJECT : Nous vivons dans un pays qui a un conflit même avec la signification du mot “Terre” : est-ce juste de la terre ou du sol ou peut-être une frontière ou quelque chose pour vivre ? Tant de sens dans un seul mot. Dans cette série de “Drawing: Stone, Wheat, Stone”, Roni Ben Ari tente de dissoudre la signification de deux puissants éléments fondamentaux de notre vie : la pierre et le blé, tous deux issus de la même terre. La pierre est taillée dans la terre (le sol) et transportée de l’autre côté de la frontière vers un autre pays où elle est utilisée pour construire des routes, des maisons et des clôtures.
Juste à côté de la carrière, le blé est cultivé sur cette même terre, et les Israéliens comme les Palestiniens s’en nourrissent et en vivent. https://ronibenari.com/

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03
Vérité et Croyance
JUIN 2021
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Nicholas Maxwell est un maitre de conférence émérite en histoire et philosophie des sciences à la University College of London, au Royaume-Uni. En 2003, il a fondé Friends of Wisdom, un groupe international de personnes favorables à l’idée que la recherche universitaire devrait aider l’humanité à acquérir plus de sagesse par des moyens rationnels. Il a publié quinze livres exposant les différents aspects de l’argument en faveur d’une révolution intellectuelle de la connaissance à la sagesse, et a contribué à plus de trente autres livres. Il a publié plus de quatre-vingts articles dans des revues scientifiques et philosophiques sur des problèmes allant de la conscience, du libre arbitre, de la valeur et de l’art à la rationalité de la science, la simplicité, le réalisme scientifique, l’explication, le temps et la théorie quantique.

Roni Ben Ari (née à Ramat Gan, Israël) a commencé sa carrière en tant que journaliste , d’abord pour la radio Israel Broadcast Authority à Tel-Aviv, puis en tant que reporter et productrice de télévision pour la Second Authority News Station, où elle a réalisé des reportages sur des sujets sociétaux notamment autour de la vie en maisons de retraite ou en centres de détention. Elle travaille depuis 1998 comme artiste, ses photographies et vidéos ont fait l’objet de 35 expositions dans plus de 15 villes internationales, dont “Markers 8” à la 54e Biennale de Venise (2011) ; “Transmission Body” à DOCUMENTA, Kassel, Allemagne (2012) ; et “Woven Consciousness” au Musée Eretz Israel, Tel Aviv (2014). “Tout au long de ma carrière je me plongeais très profondément dans un sujet particulier dont personne n’essayait de s’approcher, même de loin.”RBA

DRAWING STONES PROJECT : Nous vivons dans un pays qui a un conflit même avec la signification du mot “Terre” : est-ce juste de la terre ou du sol ou peut-être une frontière ou quelque chose pour vivre ? Tant de sens dans un seul mot. Dans cette série de “Drawing: Stone, Wheat, Stone”, Roni Ben Ari tente de dissoudre la signification de deux puissants éléments fondamentaux de notre vie : la pierre et le blé, tous deux issus de la même terre. La pierre est taillée dans la terre (le sol) et transportée de l’autre côté de la frontière vers un autre pays où elle est utilisée pour construire des routes, des maisons et des clôtures.
Juste à côté de la carrière, le blé est cultivé sur cette même terre, et les Israéliens comme les Palestiniens s’en nourrissent et en vivent. https://ronibenari.com/

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