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Qu’est-ce que la vérité ?
Jeremy Wyatt
Professeur en Philosphie, Université de Waikato
Jeremy Wyatt examine trois réponses à la question «Qu’est-ce que la vérité?,» en étudiant leurs ramifications dans la philosophie et la vie publique.

Comme tant d’autres problèmes philosophiques, la question « Qu’est-ce que la vérité ? » peut rendre fou. C’est une question en apparence simple – faite de cinq petits mots – et pourtant il nous suffit d’y réfléchir quelques instants pour que notre esprit se mette à convulser et que l’on prenne une des trois issues suivantes. Certains parmi nous écarteront tout simplement la question sous prétexte qu’il est impossible d’y répondre ou qu’elle ne vaut pas la peine qu’on y réponde, soulageant ainsi leur esprit et revenant à un état mental plus confortable. Les plus héroïques parmi nous déploieront tout un éventail de questions philosophiques telles que « Qu’est-ce que l’objectivité ? » ou « Qu’est-ce qu’un fait ? » ou encore « Comment peut-on savoir ce qui est vrai ? » et prendront appuie sur les réponses obtenues afin de révéler l’essence de la vérité. En revanche, ceux d’entre nous qui auraient une tendance à la résolution de problèmes, suivront une approche intermédiaire. Nous déclarant de ceux-là, nous tenterons d’amener une description de la nature de la vérité qui soit simple, utile et pleine de bon sens. L’héroïsme et la démission sont les réponses les plus répandues et bien qu’elles soient très tentantes, je voudrais démontrer en quoi l’approche de la résolution des problèmes peut être la plus stimulante et la plus féconde, notamment pour les individus de nos sociétés contemporaines.

La voie de la démission 

Aucun passage littéraire ne saurait mieux incarner la réponse par la démission que l’échange entre Ponce Pilate et le Christ, dans Jean 18:37-38 :

Pilate lui dit, « Tu es donc roi ? »

Jésus répondit « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. »

Pilate lui dit « Qu’est-ce que la vérité ? » Et quand il eut dit cela, il sortit encore vers les Juifs, et il leur dit « Je ne trouve aucun crime en lui. »

Le Christ devant Pilate, Duccio (1308-1311)

D’après l’évangile selon Jean, les échanges entre Pilate et le Christ au moment du procès se déroulent dans une atmosphère extrêmement tendue. Pilate pose plusieurs questions directes au Christ qui y répond à la manière de Socrate : de façon érudite, provocatrice et agaçant fortement pour le gouverneur romain. Irrité, Pilate fini par lui lancer la question : « Qu’est-ce que la vérité ? ». Il fait le pari que face à une telle question, tous les présents, y compris le Christ, se résigneront, permettant ainsi la clôture du procès. Les choses se déroulent telles que Pilate l’avait prédit, et la suite, comme on dit, fait partie de l’Histoire.

Bien que la plupart d’entre nous ne se trouvera jamais dans une situation aussi critique que celle du Christ, la réponse de la démission présente tout de même des inconvénients. Si nous éludons la question « Qu’est-ce que la vérité ? » au lieu de tenter d’y répondre, nous nous exposons à toutes sortes de confusions conceptuelles qui peuvent avoir toutes sortes de conséquences néfastes. La confusion entre vérité et croyance étant l’une des plus importantes.

Nous avons tous déjà entendu des expressions comme « à chacun sa vérité » ou le terme de « faits alternatifs ». Il semblerait que ceux qui emploient de telles expressions pensent sérieusement que ce que tout ce qu’une personne croit constitue « sa vérité » et qu’en disant cela, nous avons dit tout ce qu’il y a à savoir au sujet de la nature de la vérité. Cette vision de la vérité est une version relativiste simpliste dans laquelle il n’y a pas de vérité – mais uniquement « ta vérité », « ma vérité », « la vérité de ma culture », « la vérité de ma race », « la vérité de mon genre », et ainsi de suite.

Il semble évident que ce relativisme simpliste ne peut s’appliquer à toutes les vérités – pourrait-on raisonnablement soutenir que l’énoncé 5+7=12 est une vérité relative ? Qui plus est, si nous adhérions tous à l’attitude relativiste simpliste, nous aurions du mal à défendre l’idée démocratique fondamentale qui soutient le débat raisonné en tant qu’outil essentiel au progrès social et politique. Si vous et moi – indépendamment de notre culture, genre ou race respectives – débattons de manière raisonnée sur la question du port d’armes par les civils, notre but est probablement celui de faire émerger la vérité, afin de déterminer si les citoyens devraient ou non avoir le droit au port d’armes. En revanche, si chacun s’enferme dans « sa vérité » nous ne pouvons raisonnablement espérer atteindre la vérité du sujet. Dans ce cas, le débat raisonné n’a plus de rôle à jouer.

En somme, si nous ne nous efforçons pas de faire la différence entre nos croyances et ce qui est vrai, nous pouvons facilement – malgré nos meilleures intentions – être amenés à cautionner des visions de la vérité qui sont contraires à nos idéaux démocratiques. Cet argument seul devrait suffire à nous détourner de la voie prise par l’auditoire du procès de Jésus en se résignant face à la question « Qu’est-ce que la vérité ? ». Contrairement à eux, nous devons nous pencher sérieusement sur la question.

La voie de l’héroïsme

Odysseus et Polyphemus, Arnold Böcklin (1896)

Lorsque nous nous mettons à penser à ce qu’est la vérité avec sérieux, nous pouvons facilement nous retrouvés submergés par de nouvelles questions. Voici un déroulement possible de la chose :

« Bien, qu’est-ce que la vérité ? La vérité c’est les faits, n’est-ce pas ? Mais qu’est-ce qu’un fait ? L’eau est mouillée, voilà un fait. Et comment sais-je que c’est un fait ? Parce que j’ai déjà touché l’eau et senti qu’elle était mouillée ! Mais si je rencontrais quelqu’un qui était dépourvu du sens du toucher ? Comment lui prouverais-je que l’eau est quelque chose de mouillée ? Peut-être en lui faisant part de mon expérience ou de preuves scientifiques. Mais cette personne serait-elle capable de comprendre ce que signifie le mot « mouillée » ? Chaque culture n’a-t-elle pas sa propre vérité ? Après tout, la conception de la vie après la mort des musulmans diffère bien de celle des bouddhistes mahayana. Mais comment se peut-il que ces deux visions soient simultanément vraies ? Existe-t-il plusieurs vies après la mort – la vie après la mort musulmane, la bouddhiste, celle de la scientologie… ? Les chances semblent faibles. Tout ça devient épuisant. »

Cela va de soi que de nombreux philosophes ont su dépasser cet épuisement initial afin de développer de grandes théories sur la nature de la vérité. Les plus héroïques d’entre nous pourraient suivre la même voie en se retroussant les manches pour consacrer une grande partie de leur vie à déterminer laquelle de ces théories est la bonne. Le hic, cependant, est que ces théories se heurtent à leur tour à d’autres problèmes épineux. Pour vous donner une idée :

Les théories de la vérité-correspondance disent qu’un énoncé est vrai lorsqu’il correspond à une réalité. Problème : Cette théorie s’applique-t-elle à tout type d’énoncé vrai ? Qu’en est-il des vrais énoncés moraux ou des vrais énoncés esthétiques ? L’énoncé « Le sexisme est une faute morale » semble vrai, mais y a-t-il un élément de réalité auquel nous pouvons rattacher cet énoncé ? Difficile à déterminer.

Les théories de vérité-cohérence disent qu’un énoncé est vrai lorsqu’il coïncide avec les énoncés au sein d’un groupe déterminé. Problème : Pour que deux énoncés coïncident, il semblerait qu’ils doivent être cohérent entre eux. Mais qu’est-ce que la cohérence ? Le fait que deux énoncés puissent tous deux être vrais, n’est-ce pas une condition suffisante pour les rendre cohérents ? C’est un argument circulaire qui semble insuffisant. Ces théories définissent la vérité en tant que cohérence, mais dépendent du terme de vérité pour définir la cohérence. Ainsi, affirmer que la vérité c’est la cohérence ne nous avance pas.

Les théories pragmatistes de la vérité disent qu’un énoncé est vrai lorsqu’il est utile d’y croire. Problème : Il pourrait être très utile pour moi de croire que je suis la personne la plus intelligente de l’Histoire. Certainement que ma vie privée et professionnelle en bénéficieraient considérablement. Cependant, ça n’est pas pour autant que l’énoncé est vrai, n’est-ce pas ? Inversement, un énoncé dont la croyance ne présente d’utilité pour personne – César possédait 41 729 cheveux sur son crâne le jour de sa mort – ne pourrait-il pas être vrai ?

Le fait que l’on puisse trouver des lacunes dans chacun de ces grands discours sur la nature de la vérité démontre l’insuffisance de la réponse héroïque. Si vous optez pour la voie de l’héroïsme et que – contrairement aux philosophes professionnels – vous n’êtes pas rémunéré pour consacrer des heures à dénouer les complexités de la théorie philosophique, il se peut que vous vous laissiez tenter par la voie de la démission. Après plusieurs heures, vous pourriez vous dire « Aucune de ces théories ne semble fonctionner ! Si après 2 500 ans de réflexion les philosophes n’ont rien trouvé de mieux à nous proposer que ça, alors Pilate avait raison – réfléchir à la vérité n’en vaut pas la peine. » Comme nous l’avons dit plus tôt, la réponse de la démission nous expose à des confusions conceptuelles périlleuses, et notamment celle entre vérité et croyance. Donc, si la réponse héroïque n’est en réalité qu’un détour qui nous amène tout droit à la résignation, nous – et particulièrement ceux d’entre nous qui ne sont pas des philosophes professionnels – avons raison de nous méfier de la voie héroïque lorsqu’il s’agit de penser la vérité.

La réponse par la résolution de problèmes

Nous voilà dans une situation difficile. Si nous éludons la question « Qu’est-ce que la vérité ? » nous nous exposons à des confusions conceptuelles que pourraient mettre à mal nos idéaux démocratiques. De l’autre côté, si nous tentons héroïquement de percer la nature de la vérité, notre quête risque de n’être qu’un pénible et vain cheminement à travers de tortueux paysages théoriques, faisant naître en nous un sentiment de futilité nous poussant à épouser la voie de la résignation. Quelle autre réponse s’offre à nous ?

Un Monde Magnifique, Grandma Moses (1948)

La réponse que je souhaite conseiller est celle de la résolution de problèmes. Si nous optons pour cette réponse, nous ne suivrons pas les auditeurs du procès du Christ en balayant la question du revers de la main lorsque Pilate demande « Qu’est-ce que la vérité ? ». Au contraire, nous nous y pencherons avec beaucoup de sérieux. Néanmoins, face à la définition de la vérité, nous ne procèderons pas non plus comme des géologues cherchant à identifier les composants chimiques d’un minéral fraichement découvert. Nous commencerons plutôt par nous poser la question suivante : « A l’aide de notre bon sens, quelles vérités peut-on dégager au sujet de la vérité ? »

En voici quelques-unes :

  • Si je dis que la Terre est vieille de 4,5 milliards d’années, pour que mon affirmation soit vraie il faut que la Terre soit vieille de 4,5 milliards d’années.
  • Si je dis que les civils sont légitimes d’ avoir le droit au port d’armes, pour que mon affirmation soit vraie il faut que les citoyens soient légitimes d’avoir le droit au port d’armes.
  • Si je dis que les États-Unis ont le meilleur système de santé au monde, pour que mon affirmation soit vraie il faut que les États Unis aient le meilleur système de santé au monde.
  • Si je dis que le Parti Communiste Chinois prévoit d’envahir Taïwan, pour que mon affirmation soit vraie il faut que le Parti Communiste Chinois prévoie d’envahir Taïwan.

Mon objectif en énumérant ces énoncés logiques au sujet de la vérité est simplement de montrer qu’elles suivent une règle. Nous pourrions définir cette règle comme suit : Supposons que j’énonce que p- (prenez n’importe quel exemple plus haut). Quelle est la condition nécessaire pour que mon énoncé soit vrai ? Simplement que p-.

Lorsque nous identifions cette règle dans notre réflexion logique sur la vérité – et lorsque nous voyons, après réflexion, que cette règle semble saisir quelque chose de fondamental au sujet de la nature de la vérité – nous devenons capables de démystifier la question. Autrement dit, une fois refusé la capitulation, nous parvenons à sentir que la réponse est plutôt simple et qu’elle ne requière pas un effort intellectuel surhumain. La condition pour qu’un énoncé soit vrai, est que le monde, le monde que nous habitons, soit bel et bien tel que l’énoncé le dit. En disant ça, nous avons dit l’essentiel au sujet de la nature de la vérité.

Qui plus est, lorsque nous percevons la simplicité de la vérité, nous nous élevons. Ça nous apprend que parfois, nous pouvons trouver des réponses intellectuellement satisfaisantes à des questions vraisemblablement impénétrables en nous appuyant uniquement sur notre bon sens. Ce ne sera pas toujours le cas, bien évidemment, mais avant de nous perdre dans un labyrinthe de questions et de considérations supplémentaires, nous ferions mieux dans un premier temps d’évaluer ce que le bon sens peut nous apporter.

Lorsque nous réalisons que la vérité est simple, cela nous élève aussi parce que nous y gagnons un moyen d’autodéfense contre la mauvaise foi de figures politiques pouvant user de « faits alternatifs » et « infox » en toute légèreté. Si la vérité est déterminée par le monde tel qu’il est, alors l’idée même de fait alternatif est complètement dépourvue de sens. Si le monde est d’une manière précise, les énoncés qui rapportent la manière dont il est, sont vrais. Et les énoncés qui affirment qu’il   en est autrement, sont faux. Évidemment, en tant qu’individus nous avons nos propres croyances au sujet de comment est le monde, mais comme nous l’a démontré notre réflexion logique sur le relativisme simpliste, nos croyances ne déterminent pas ce qui constitue un fait.

Que pouvons-nous dire des « infox » ? Dans l’acceptation la plus commune du terme, une infox est un rapport d’information qui est présenté comme étant vrai mais qui ne l’est pas. Comment peut-on savoir si une information est fausse ? Nous prenons ce qui est dit et nous le confrontons à des sources d’informations fiables afin de déterminer si, à ce que nous sachions, il nous informe bien de l’état présent ou passé du monde. Si oui, alors à ce que nous sachions qu’il est vrai.  Si non, alors à ce que nous sachions qu’il est faux. Le fait que quelqu’un dise que c’est faux ne suffit pas pour que ça le soit. Le fait que quelqu’un dise que c’est vrai ou que ce n’est pas faux, ne suffit pas pour que ce le soit non plus. Que tu exprimes qu’une chose est vraie ou fausse, pour autant d’assurance ou d’arrogance que tu y emploies, n’a aucune incidence sur le fait qu’elle soit en réalité vraie ou fausse. Le bon sens nous apprend qu’en matière de vérité, c’est le monde qui a le rôle de juge et de jurée. Notre responsabilité est de faire le meilleur usage possible des preuves que nous possédons, avec patience et en gardant la tête froide, afin d’atteindre un verdict.

Enfin, reconnaître la vérité comme étant une chose simple est source d’élévation car nous y apprenons que la vérité ne dépend ni de notre genre, ni de notre race, ni de notre classe sociale, ni de notre nationalité. Ton genre, ta race, ta classe sociale et ta nationalité agissent de façons multiples sur ta vie, et il existe d’importantes vérités au sujet des conséquences que cela amène. Mais le bon sens nous démontre que la vérité est déterminée par le monde. Alors si tu prétends « dire ta vérité » en tant que personne trans, en tant que personne racisée, en tant qu’ouvrier ou en tant que citoyen philippin, il se peut que tu sois en proie à une confusion conceptuelle. Certes, tu as en effet vécu un ensemble d’expériences qui t’es propre et tu as une interprétation de ces expériences qui est tout aussi singulière. Assurément, le partage de ces expériences et interprétations pourrait être précieux afin de permettre à d’autres individus de ta société de les comprendre. Si c’est de ça dont tu parles lorsque tu parles de « ta vérité », alors c’est tout à fait recevable. Mais si tu entends par là que ton interprétation de tes expériences est vraie « par rapport à toi » et qu’en cela elle se place au-dessus de tout examen rationnel – alors il semblerait que tu aies adhéré à la voie du relativisme simpliste. Dans ce cas, une petite dose de réflexion de bon sens au sujet de la vérité peut être un remède  à explorer. 

Je résumerai l’essentiel de mon propos ainsi : la vérité est une affaire importante, ce n’est pas quelque chose que nous puissions balayer du revers de la main. C’est aussi une chose simple et non pas une énigme à percer héroïquement. Admettre cela c’est nous enrichir d’un nouvel outil puissant pour approcher des questions philosophiques formidables. C’est aussi nous placer dans une position plus avantageuse afin de développer un discours civilisé et rationnel et de promouvoir les valeurs démocratiques.

Pour en savoir plus

Si vous souhaitez approfondir les questions soulevées ici, voici quelques pistes qui pourraient vous intéresser :

Simon Blackburn, On Truth, Oxford University Press, 2018. Une introduction courte et accessible sur les théories de la vérité qui démontre comment penser la vérité de façon structurée peut nous aider à éclaircir de nombreux aspects de nos vies quotidiennes.

Michael P. Lynch, True to Life: Why Truth Matters, MIT Press, 2004. Une exploration rigoureuse de la valeur et la nature de la vérité.

Paul Horwich, Truth-Meaning-Reality, Oxford University Press, 2010, chapitres 1-4. Une collection d’essais écrits par un de principaux promoteurs de la réponse de résolution de problèmes, souvent appelé la théorie déflationniste de la vérité.

Richard Rorty and Pascal Engel, What’s the Use of Truth ?, Columbia University Press, 2007. Un riche échange sur la nature et la valeur de la vérité, né d’un débat public à la Sorbonne.

Michael P. Lynch, Jeremy Wyatt, Junyeol Kim, and Nathan Kellen, eds. The Nature of Truth: Classic and Contemporary Perspectives, 2nd ed., MIT Press, 2021. Une collection exhaustive d’essais classiques et contemporains sur la nature de la vérité.

Jeremy Wyatt est maître de conférences en philosophie à l’université de Waikato. Il a obtenu son doctorat à l’Université du Connecticut en 2014. Il a été boursier postdoctoral du Pluralisms Global Research Network, puis professeur adjoint de philosophie au Underwood International College de l’Université Yonsei de 2014 à 2020. Ses principaux domaines de recherche sont la philosophie du langage, la métaphysique et la vérité. Il est co-éditeur de Pluralisms in Truth and Logic (Palgrave Macmillan, 2018) et de The Nature of Truth : Classic and Contemporary Perspectives, 2nd ed. (MIT Press, 2021). Ses articles ont été publiés dans Philosophical Studies, The Philosophical Quarterly, American Philosophical Quarterly et Inquiry.

 

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Vérité et Croyance
JUIN 2021
Auteur

Jeremy Wyatt est maître de conférences en philosophie à l’université de Waikato. Il a obtenu son doctorat à l’Université du Connecticut en 2014. Il a été boursier postdoctoral du Pluralisms Global Research Network, puis professeur adjoint de philosophie au Underwood International College de l’Université Yonsei de 2014 à 2020. Ses principaux domaines de recherche sont la philosophie du langage, la métaphysique et la vérité. Il est co-éditeur de Pluralisms in Truth and Logic (Palgrave Macmillan, 2018) et de The Nature of Truth : Classic and Contemporary Perspectives, 2nd ed. (MIT Press, 2021). Ses articles ont été publiés dans Philosophical Studies, The Philosophical Quarterly, American Philosophical Quarterly et Inquiry.

 

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